Homo Mobilus

la place du réseau mobile dans notre vie

Portraits d'antennes

Avec la téléphonie mobile, de nouveaux éléments sont apparus dans le paysage : les antennes-relais et leurs supports (mâts, pylônes). L'état, les collectivités locales et les opérateurs ont décidé de mettre au point une politique commune pour leur intégration dans l'environnement.

Guyancourt (Yvelines), immeuble de bureaux

L’architecte a conservé l’esprit élancé et dynamique de la façade en disposant les antennes sur une structure verticale centrale la plus fine possible.

Gouvieux (Oise), château-hôtel

Les antennes sont intégrées dans des épis de toit factices qui respectent l'architecture classique existante.

Etaple (Pas de Calais), église

Dans cette église moderne, le beffroi en béton ne pouvait pas accueillir d’antennes. Le relais de téléphonie mobile est intégré dans la base de la croix !

Cassis (Bouches-du-Rhône), massif boisé

L’antenne est placée à l’intérieur d’un rocher en polyester et fibre de verre. On y accède par une porte latérale.

L’intégration paysagère des antennes-relais

Chaque projet est un cas particulier, car chaque site présente des spécificités qui écartent d’emblée les solutions toutes faites. Sur le terrain, l’opérateur se fait ainsi architecte, appréhendant tout nouveau projet avec précaution et réflexion, dans une volonté de «sur mesure».

M. Dominique Herpin-Poulenat, maire de Vétheuil

Dans quelle mesure les maires s’impliquent-ils dans l’installation des antennes de nouvelle génération ?

«Conseillés notamment par l’Association des Maires de France (AMF), les élus s’organisent pour faire entendre leur voix en faveur de la meilleure intégration possible des antennes. Le Val-d’Oise a ainsi signé une charte de bonnes pratiques avec les opérateurs de téléphonie, et une instance départementale de concertation peut se réunir pour étudier les projets d’installation.

Le parc naturel régional du Vexin organise aussi régulièrement des réunions entre élus, architectes et opérateurs, auxquelles je participe. En tant qu’élue, j’invite les opérateurs à continuer d’innover, pour que les antennes se voient mais s’intègrent  au mieux.»

Mme Catherine Combin, architecte des bâtiments de France à Paris

Quelles étaient vos conditions pour l’installation des antennes sur ce bâtiment ?

«Nous sommes très exigeants à Paris, notamment dans le 1er arrondissement,  quant au respect de l’architecture et à la discrétion des antennes de téléphonie.  J’ai regardé deux fois ce dossier ; dès lors que l’opérateur a proposé l’installation de deux antennes à l’intérieur d’un volume existant et d’une troisième à un endroit non visible de la rue, sans installation d’échelle pour la maintenance, j’ai donné mon accord.»

M. Jean-Michel Gantier, chargé de mission paysage à la direction régionale de l’Environnement  Haute-Normandie

Quels sont les critères qui prévalent dans le choix des installations ?

«Nous devons trouver un compromis entre les objectifs de l’opérateur, qui souhaite un emplacement permettant la meilleure couverture possible, et une bonne insertion des équipements dans l’environnement, notamment du point de vue esthétique. Généralement, je souhaite l’installation de pylônes monotubes peints en marron dans le milieu rural, qui sont les plus discrets possibles, et des habillages plus novateurs sur les bâtiments comme l’implantation des antennes derrière les abat-sons d’une église, des cheminées en matériaux composites sur les immeubles…»

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