Homo Mobilus

la place du réseau mobile dans notre vie

Les partis pris muséographiques de l’exposition Homo Mobilus

Pour concevoir cette exposition, nous sommes partis d’un constat : beaucoup de personnes veulent « capter » mais refusent les antennes-relais. Il s’avère donc capital de réconcilier les notions d’usage et de technique.
Par ailleurs, nous nous sommes heurtés à une problématique : comment intéresser un maximum de personnes à un sujet apparemment technique comme le réseau mobile ? En effet, les cibles de cette exposition sont hétérogènes :
- Des technophiles passionnés et positifs sur notre nouveau monde numérique et des technophobes anxieux vis-à-vis des antennes-relais.
- Des jeunes sans connaissances et des adultes déjà avertis.
- Des personnes sachant ce qu’elles vont chercher dans l’exposition et des publics sans a priori et ne s’étant jamais posé la question du réseau mobile.

Une exposition humaine

Homo Mobilus est une exposition interactive, qui comporte des multimédias, des jeux, des manips. Elle est ponctuée par de nombreuses interviews qui l’humanisent :
- Des usagers insolites du réseau mobile. Par exemple, un agriculteur de la Drôme qui utilise une solution « machine to machine » pour distribuer son lait frais à la ferme.
- Des hommes et des femmes d’Orange, qui nous expliquent comment fonctionne et se déploie le réseau mobile.
- Des historiens et des sociologues qui nous éclairent sur les origines d’Homo mobilus.

La place de l’objet

C’est par des objets du quotidien, simples et symboliques, apparemment décalés, que nous proposons au visiteur de découvrir ce que permet le réseau mobile : une cafetière, un bidon de lait, un TGV, etc.
Par ailleurs, nous avons aussi souhaité montrer des objets historiques : le premier mobile commercialisé en 1983, le premier téléphone fixe inventé en 1876. Ils questionnent sur l’origine de l’Homo mobilus.

La place du texte

Lire debout n’est pas une posture confortable pour le visiteur : l’exposition propose volontairement peu de textes. Chaque partie de l’exposition est néanmoins clairement éditorialisée. Des fiches d’approfondissement sont regroupées dans un coin lecture confortable. Elles permettent aux plus intéressés d’approfondir leur visite. Dans la même démarche, un site internet (consultable sur place) et une sélection d’ouvrages (feuilletables sur place) prolongent la visite à la maison.

 

Aurélie Léonardi, muséographe.